Dans les temps pré-historiques du référencement, il y a une dizaine d’années, on ne jurait que par « densité optimale de mots clé » , « optimisation sur 2 ou 3 mots clé » et autres techniques de « bourrages » de mots clé. Tout ceci dans une seule optique : booster son positionnement.
10% de densité sinon rien
Le Google des premières années était, disons les choses comme elles sont, était facilement spammable.
Vous souhaitiez vous positionner sur certains mots clé bien lucratifs, rien de plus simple, et les spammeurs l’avaient bien compris, il suffisait de répéter ces mots clé une fois toutes les dix expressions dans votre texte.
Généralisez le processus dans tous vos articles et vous aviez de grandes chances d’apparaitre en première page, voire même en pôle position sur tous les mots clé que vous vouliez.
Du bourrage de mots clé à l’analyse linguistique
Et en 2011, quid ?
En 2011, l’algorithme a eu le temps de bien évoluer. Disons le tout de go, la technique du bourrage de mots clé a fait son temps, cela ne marche plus et contribuera plus à vous faire blacklister qu’autre chose.
L’indexation a eu en 10 ans le temps de devenir un peu plus « contextuel », un peu plus « lexical », un peu plus « sémantique » : l’analyse et le classement s’effectue sur l’ensemble du texte, la phraséologie est « disséquée », la richesse et la pertinence du vocabulaire évaluées.
Le sens des mots et des liens entre eux sont pris en compte ainsi que bien d’autres paramètres soigneusement tenus au secret. La finalité poursuivie par Google est évidente : la page proposée à l’internaute répondra-t-elle à la question posée dans le champs de recherche ?
Google Panda et le spectre qualitatif
Cette qualité de contenu a encore été revue à la hausse avec la généralisation imminente de Google Panda : le moteur souhaite très clairement revoir à la hausse la « qualité » des sites qui figureront sur la première page de ses résultats de recherche.
Pour l’aider dans son classement, outre son algorithme, Google compte bien sur les retours utilisateurs et outre le côté « sympathique » et « social » de son nouveau bouton plusone, la finalité est bien définie : s’appuyer sur les retours des utilisateurs qui « plussoient » pour juger de la qualité (ou non) d’un article.
Capable de détecter les faux clics sur les publicités adsense, gageons que Google saura également détecter les faux « plussoieurs » sur son bouton.
Le bouton plusone n’est qu’un outil parmi les dizaines d’autres dont dispose Google pour l’aider à effectuer son fameux classement qualitatif.
Google Analytics, évaluation du taux de rebond, prise en compte de ceux qui ont cliqué sur « Précédent » et sont donc revenus sur la page de recherche et beaucoup d’autres gadgets encore: Google connait bien ses internautes et cela ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il compte bien mettre à profit cette connaissance pour affiner encore plus la pertinence de ses résultats.
Conséquences sur la rédaction web
De tout ceci découle la première conclusion de cet article : vous êtes un rédacteur, il vous faut donc écrire pour vos lecteurs, il faut rédiger naturellement pour eux, écrire d’une façon agréable, tout en respectant certains codes de mise en page.
A l’inverse, il ne faut donc plus écrire pour les moteurs, au risque de produire des articles lourds et redondants qui n’inciteront pas les lecteurs à cliquer sur le bouton +1.
Ce postulat étant posé, même si l’on n’écrit pas pour les moteurs, on ne peut pas faire comme s’ils n’existaient pas. Ils existent et ils sont devenus exigeants en matière de qualité et richesse lexicale et de qualité de rédaction
La seconde conclusion, et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les éditeurs de sites web, c’est qu’avec une telle révision à la hausse des critères qualitatifs exigés par Google en termes de rédaction de contenu, il sera de plus en plus difficile de figurer et de rester dans le top 10 des résultats de recherche.

