Chute de position, baisse de trafic, disparition de l’index, black-listage : autant d’expressions qui donnent des sueurs froides à l’ensemble du petit monde de l’e-commerce. On ne s’arrêtera pas ici aux comparateurs de prix mais la problématique est bel et bien étendue à l’ensemble des acteurs de l’e-commerce.
Les fondamentaux du web
Quelques fondamentaux dans cet océan de panique: s’il y avait 20 000 000 de surfeurs web en France avant Panda, il y aura toujours 20 000 000 de surfeurs web après l’implantation du Panda.
Le trafic web n’est donc diminué : il sera réparti différemment, et la subtilité se trouve là. En clair, ces 20 000 000 de surfeurs surferont toujours, mais de part les résultats différents qui s’afficheront dans Google, ils surferont différemment, sur d’autres sites.
Certains de ces sites seront très perdants du fait de leur déclassement. Mais s’ils libèrent les premières places, cela veut dire qu’il y aura de « nouvelles têtes » sur la première page. Qui seront-ils ? Certainement, et suivant les explications provenant de Mountain View, des sites de « bonne qualité » avec un « bon contenu » correspondant aux canons de Google.
Qualité, pertinence : et l’achat alors ?
Cette nouvelle orientation pose de nouvelles questions. Si maintenant un internaute souhaite simplement « acheter un produit » et non pas « lire un bon contenu à propos de ce produit », comment cela va-t-il se passer ?
Car il faut se rendre compte d’une évidence : la plupart, pour ne pas dire la totalité, des sites marchands sont là pour vendre : un produit, un service, une destination. Ils n’ont pas vocation à produire un « contenu de qualité », ils sont là pour vendre une prestation, point.
Et s’ils disparaissent de l’index, ils ne vendront plus rien.
Car, et c’est là également l’une des autres conséquences du Panda, disparition des comparateurs de prix signifie baisse de trafic à destination des sites marchands, la boutique finale. On ne connait pas les chiffres exacts sur le trafic apportés par les comparateurs mais on peut gager, vu les millions d’euros de CA, qu’ils sont loin d’être négligeables.
Une dernière question se pose : quelle est la réelle finalité du Panda ? Le discours officiel sous entend la recherche de qualité et de pertinence mais vu les enjeux financiers qui tournent autour de Google, on ne peut pas ne pas se poser des questions.
A moins que l’explication et la réponse à tout ce ramdam s’appellent tout simplement Google Shopping ?