Déontologie du journalisme
Mis à jour le 25/03/2009 08:55 par creashore
Le journalisme est généralement perçu comme une source de pouvoir. Vu l'importance que l'on donne aux informations données par les divers médias et de leur impact, il n'est pas surprenant que certains qualifient cette profession comme étant un 4ème pouvoir.
Au service de l'intérêt public usant de limpidité et de clarté quant aux nouvelles diffusées dans les journaux ou autres supports des médias, le journalisme se veut incarner les valeurs prônées d'une démocratie telles que la liberté d'expression. Pour que cette profession louable soit faite en toute impartialité et d'une manière formelle, les journalistes travaillent en respectant une déontologie qui est souvent l'objet de controverses en France. Dans les métiers de la presse, la déontologie regroupe les diverses règles de conduite, les obligations professionnelles et officielles associées au métier de journaliste ainsi que des chartes spécifiques aux différents organes de la presse et des groupements de diffusion de l'information. En comparaison avec les autres métiers possédant leur propre déontologie, celle des journalistes n'est pas assujettie à un code déontologique. Cette dernière est en fait composée de formalités qui concerne notamment la conduite de la profession. Validés par les représentants de la profession, les textes régissant le métier de journalisme touchent principalement la vocation même du journaliste, à savoir entre autres son obligation d'informer ou le respect du droit de savoir. Par ailleurs, les textes déterminent ce qu'est la légitimité de l'informateur ainsi que son indépendance vis-à-vis des pouvoirs en place, sa considération de la vie privée, bref de sa crédibilité simplement. C'est en sachant distinguer cette liberté de presse tout en affichant une certaine responsabilité quant à la véracité des informations, l'intégrité, la préservation de ses sources que le journaliste peut mener à bien sa mission. La déontologie a pour objectif de l'y aider en s'appuyant sur des valeurs morales et la droiture. Régulatrice, elle agit fondamentalement sur la conscience de chaque journaliste, chroniqueur ou critique en prônant la rigueur, l'esprit éthique et l'imputabilité, comme valeurs principales pour réguler le métier de journalisme. Outre cette action de régulation, la déontologie du journalisme se veut être une protection pour les journalistes susceptibles d'être entraînés dans la spirale de désinformation ou mouvements de campagne. Pour l'histoire, la notion de déontologie du journalisme voit son apparition au commencement du XXè siècle. Dans l'Hexagone, l'adoption de la charte professionnelle des journalistes Français fut faite après 1918. Cette charte met en exergue la responsabilité du journaliste dans l'exercice de sa profession, le respect du secret professionnel, l'obligation de diffuser des informations justes sans aucune déformation ou encore l'engagement à ne pas faire du plagiat. Quant à la dénomination officielle du statut de journaliste, celle-ci ne s'est faite qu'en 1936 avec l'élaboration et l'entrée en vigueur de la Carte de presse.
Titulaire de cette carte, le journaliste voit ainsi son travail facilité car cette dernière, prouvant son activité professionnelle, lui permet d'avoir accès à des informations diverses utiles pour sa profession. D'autre part, la Carte de presse constitue une protection pour ce dernier. Aucune législation n'ayant prévu la création de la Commission de la carte d'identité des acteurs travaillant dans la presse, la Charte de 1918 fut revue et complétée en 1938. L'année 1971 voit l'adoption de la Déclaration des devoirs des journalistes Suisses, Autrichiens et autres informateurs de la Communauté européenne. Celle-ci constitue une référence pour les journalistes de l'Hexagone car elle parachève les textes de la Charte déontologique des journalistes de 1918 en lui conférant un caractère universel. La Déclaration des devoirs et droits des journalistes met en effet l'accent sur les libertés essentielles de l'Homme dont la liberté d'expression fait partie et différencie d'un côté les devoirs et d'un autre les droits inhérents aux métiers de la presse. En ce qui concerne les droits, le texte parle de la considération de la vie privée, de l'obligation de répandre des informations dont les sources sont fiables et connues ou de ne pas dévoiler des sources si celles-ci sont confidentielles. Quant aux droits des informateurs, le texte évoque la liberté d'accès aux informations diverses et variées et la possibilité de faire des enquêtes sans avoir à se heurter au problème de la confidentialité touchant par exemple, les affaires publiques ou encore personnelles. D'autres règles non formelles existent ainsi que des chartes spécifiques à quelques branches de la presse seulement.
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